Plus de 2 milliards USD d’IDE enregistrés au Togo entre janvier et novembre 2019

Le Togo a enregistré 2,24 milliards USD d’investissements greenfield entre janvier et novembre 2019, selon les chiffres de fDi Markets, une base de données d'investissements transfrontaliers qui couvre tous les pays et secteurs.

Il s’agit d’une forme d'Investissements directs étrangers (IDE) qui se produit lorsqu'une société transnationale s'installe dans un pays en voie de développement pour y construire de nouvelles usines. Avec ce chiffre, le Togo totalise un nombre record de projets d'investissement entièrement nouveaux sur la période considérée.

En effet, la plateforme fDi Markets indique avoir noté 11 projets greenfield au Togo au cours des 11 premiers mois de 2019, contre seulement deux projets sur l'ensemble de l’année 2018. Cette progression représente la plus forte croissance du nombre de projets greenfield dans tous les pays africains, et provoque une nette amélioration après quatre années de faibles performances depuis le pic de 7 projets enregistré en 2013.

« Je suis ravi de cette nouvelle distinction qui a été décernée à notre pays en tant que pays le plus performant d'Afrique en termes de promotion des investissements », a commenté le président Faure Gnassingbé sur twitter. « Cette nouvelle gratifiante renforce notre conviction que nous sommes sur la bonne voie avec les nombreuses réformes entreprises pour assurer la prospérité et le développement inclusif de notre pays », a-t-il ajouté.

Le Togo doit ce classement à deux accords signés en novembre 2019 avec le groupe nigérian Dangote Industries Limited (DIL). Le premier portait sur l’engrais phosphaté avec un coût estimé à 2 milliards de dollars, et le second prévoit la production de ciments dans une nouvelle cimenterie avec un investissement de 60 millions de USD.

En rappel, le Togo s’est fait remarquer positivement au classement Doing Business 2020 par un bond de 40 places passant du 137 ème rang précédemment à la 97ème position, ce qui en a fait le premier pays réformateur en Afrique. Les réformes opérées portent sur la création d’entreprise, le transfert de propriété, l’accès au crédit, le raccordement à l’électricité, le permis de construire, le paiement des impôts et taxes, l’exécution des contrats et le commerce transfrontalier.

L’ancien ministre Kako Nubukpo organise les états généraux de l’Eco à Lomé

L’ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques du Togo se propose d’organiser du 28 au 30 avril 2020 à Lomé, les « états généraux de l’Eco » quelques mois avant la mise en œuvre de la nouvelle monnaie régionale.

Organisé sur le thème « Quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest ? Eco 2020 », l’évènement devra connaître la participation de l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, et de Cristina Duarte, ancienne ministre des Finances du Cap-vert et ancien candidat au poste de Président de la Banque africaine de développement (BAD). L’on annonce également la présence de l’économiste camerounais Martial Ze Belinga, de l’Ivoirien Mamadou Koulibaly, de la Malienne Aminata Dramane Traoré, et des Sénégalais Felwine Sarr et Demba Moussa Dembélé, entre autres.

« L’expertise africaine doit être présente collectivement au rendez-vous de l’histoire car ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », d’après Kako Nubukpo qui précise que « l’appel à contributions sera bientôt disponible en ligne ».

Selon les organisateurs, l’annonce faite le 21 décembre 2019 à Abidjan de la fin du franc CFA et de son remplacement par l’Eco « traduit surtout l’impératif pour les filles et fils d’Afrique de se retrouver pour réfléchir ensemble aux contours de la monnaie ECO idéale et tracer une feuille de route susceptible de guider les chefs d’Etats de la CEDEAO pour une adoption rapide à 15 de cette monnaie qui doit être une véritable monnaie africaine ». D’où l’initiative de ces assises.

En rappel, c’est le 21 décembre 2019 que le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron ont annoncé le remplacement du Franc CFA par l’Eco que l’ancien ministre togolais, connu pour son combat contre le franc CFA, a salué. Même si cette nouvelle monnaie hérite de la parité fixe avec l’Euro d’une part, et les garanties de la France d’autres parts.

Togo : les arriérés de la dette commerciale privée entièrement apurés

Les arriérés de la dette commerciale privée du Togo ont été entièrement apurés selon Ekpao Adjabo, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique.

« Cet apurement a eu un impact significatif sur le niveau d’endettement dont le taux est passé 81,1% en 2016 à 68,7% à fin novembre 2019 faisant du Togo le seul pays de l’UEMOA à respecter tous les critères de convergence », a-t-il indiqué le 27 décembre 2019 à Lomé dans un discours sur l’assainissement des finances publiques.

Selon M. Adjabo, ce processus engagé par le gouvernement « depuis quelques années s’est traduit au Trésor public par l’assainissement des comptes de la balance générale » et la « production régulière des comptes de gestion par tous les comptables assujettis ». Ainsi, sur le plan de recouvrement des recettes du budget de l’Etat, « 107 régies de recettes ont été créées dans les Ministères et Institutions pour faciliter la collecte des recettes de services ».

Ces résultats, selon le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, « sont le fruit des efforts consentis par l’ensemble du personnel de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique ».

Ekpao Adjabo s’exprimait à l'ouverture de la Première édition de la Conférence annuelle des services du trésor tenu à Lomé. Une rencontre qui, selon les organisateurs, vise à favoriser une harmonisation des points de vue, faciliter l'intégration des services et assurer une cohésion entre d'une part les agents en activité dans les services du Trésor et d'autre part entre le Trésor public et ses partenaires.

Une conférence sur l’Eco annoncée à Paris

La plateforme UE/Afrique(s) des Entretiens Eurafricains organise le 12 février 2020 à Paris (France), une conférence-débat portant sur l’Eco, la monnaie commune de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), et qui est annoncée pour remplacer le franc CFA dans les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.

Axé sur le thème « Eco : une première étape vers la souveraineté monétaire de l’Afrique de l’Ouest », le débat sera animé par Claude Fischer Herzog, directrice des Entretiens Eurafricains, et connaîtra la participation de Christian de Boissieu, Professeur d’Economie. Sont également annoncés à cette rencontre, les économistes Nadim Michel Kalife et Kako Nubukpo du Togo, tous deux connus pour leur divergence de vue sur le franc CFA, l’un défendant le plus souvent une monnaie stable et l’autre, réputé fervent pourfendeur de l’ex-Franc des colonies françaises d’Afrique.

Par ailleurs, kako Nubukpo a annoncé cette semaine l’organisation des « états généraux de l’Eco » fin avril à Lomé. Objectif, « réfléchir aux contours de la nouvelle monnaie » et « tracer une feuille de route susceptible de guider les chefs d’Etats de la CEDEAO pour une adoption rapide à 15 ».

Afrik Assurances envisage boucler 2020 sur cinq nouveaux marchés

Afrik Assurances, une société de courtage basée à Lomé, a engagé son processus d’internationalisation en Afrique de l’ouest.

En effet, d’après les informations rapportées par 'Jeune Afrique', la société du Togolais George Kavege, CEO de la holding AfriK Global Investors Group, va ouvrir prochainement ses bureaux à Cotonou et à Abidjan. Une information confirmée par 'Financial Afrik' qui cite le promoteur : « Nous avons obtenu les agréments pour le Bénin et la Côte d’Ivoire ».

Mais l’aventure d'Afrik Assurances ne devra pas s’arrêter là en 2020. La société compte bien étendre son réseau dans d’autres pays ouest-africains, et porter à six, le nombre de ses filiales d’ici la fin de l'année. « Notre ambition, c’est de bâtir un réseau panafricain de classe mondiale et œuvrer pour le développement et la vulgarisation des assurances en Afrique subsaharienne », avait-il déclaré dans un entretien en juillet 2018.

Afrik Assurances a démarré ses activités en octobre 2017 au Togo sous le contrôle et la supervision de sa maison mère la société Holding AfriK Global Investors Group. Six mois plus tard, la société spécialisée dans l'audit et le conseil a inauguré son siège social à Lomé, situé au boulevard du 13 janvier.

Le Trésor veut mobiliser 25 milliards de F CFA sur le marché régional

Le Trésor public du Togo sera sur le marché régional de l’UEMOA le 17 janvier 2020 pour tenter de lever un montant de 25 milliards de F CFA selon un avis publié ce vendredi 3 janvier sur le site web de l’agence Umoa-Titres.

Il s’agira, en effet, d’une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) à taux d’intérêt multiple avec une durée d’un an. La date de valeur est le 20 janvier 2020, et le 17 janvier 2021 est retenue comme échéance.

« Les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons », indique l’agence Umoa-Titres en charge de l’organisation de l’opération.

C’est la toute première tentative de levée de fonds du Togo - auréolé d'une bonne signature - sur le marché régional au titre de l’année 2020. Le pays sera précédé, dans cet exercice, par le Burkina Faso (le 8 janvier), le Bénin (le 9 janvier), le Sénégal (le 10 janvier) et le Mali (le 15 janvier).

Abidjan abrite la 1ère conférence internationale sur les marchés financiers

La Banque mondiale, à travers la Société financière internationale (SFI), organise la première conférence du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-CAP), les 10 et 11 février à Abidjan, capitale ivoirienne et première plateforme financière de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Axée sur le thème « Investir pour la croissance », cette rencontre va rassembler environ 350 participants experts sur les marchés financiers et décideurs gouvernementaux du monde entier, selon les organisateurs. Elle « présentera des expériences du monde entier et examinera comment les répliquer, proposera de nouveaux partenariats, des opportunités d’investissement et d’affaires aux participants et permettra de promouvoir les idées innovantes explorées lors des échanges entre les secteurs public et privé et les groupes de travail », indique un communiqué.

Cette conférence, selon la même source, « mettra également l’accent sur la création d’un marché performant des obligations d’Etat », « le développement du marché des actions et des obligations de sociétés qui offre de grandes opportunités aux secteurs de l’immobilier et des infrastructures- ainsi que des PME et institutions financières soumises à la réglementation Bâle II et III », et « l’expansion et la diversification de la base d’investisseurs ».

En rappel, le J-CAP (de l’anglais « Joint Capital Markets Program ») a été créé en 2007 et vise à développer les marchés des capitaux locaux à travers la mobilisation des investissements privés pour financer des secteurs essentiels de l’économie et rendre le marché régional plus attrayant. En Afrique, ce programme intervient également au Kenya et au Maroc.

Le Trésor public s’informatise pour une hausse des recettes en 2020

La direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique a annoncé quelques réformes opérées pour une augmentation des recettes en 2020. C’était lors de l’ouverture de la première édition de la Conférence Annuelle des Services du Trésor (CAST) tenue le 27 décembre 2019 et consacrée à la « Mobilisation des ressources internes pour un développement durable ».

« La comptabilité patrimoniale à laquelle nous allons passer en 2020 a besoin, pour son entière assise, d’un système intégré de gestion des informations. Pour ce faire, la Direction de l’Informatique a été créée avec pour feuille de route, l’élaboration du schéma directeur informatique de la DGTCP (Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, Ndlr), la refonte totale du système d’information et la digitalisation de tous les moyens de paiement en vue de donner, de manière irréversible, la main au Trésor public sur la gestion de ses opérations », a déclaré Ekpao Adjabo, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique.

Pour lui, l’année 2020 « verra la parution du premier bilan d’ouverture et la DGTCP ambitionne d’étendre le système intégré de gestion des finances publiques aux établissements publics nationaux et aux collectivités territoriales ». Ainsi, a-t-il dit, « la mise en œuvre de cette réforme permettra d’augmenter significativement les recettes de ces organismes publics et sera un gage de transparence dans leur gestion ».

A noter que le directeur général du Trésor a également indiqué que les arriérés de la dette commerciale privée ont été entièrement apurés. « Cet apurement a eu un impact significatif sur le niveau d’endettement dont le taux est passé 81,1% en 2016 à 68,7% à fin novembre 2019 faisant du Togo le seul pays de l’UEMOA à respecter tous les critères de convergence », a-t-il fait savoir.

Vers un remboursement anticipé du solde de l’emprunt obligataire de 2018

Le Togo procédera le 26 janvier 2020 au remboursement du solde ainsi que les intérêts échus de son emprunt obligataire contracté en 2018 pour une maturité de 5 ans, et dont une partie avait été remboursée par amortissement constant semestriel du capital.

Selon un communiqué de la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, ce remboursement total anticipé porte sur un montant de 43,315 milliards de F CFA et s'inscrit dans le cadre de la gestion de la dette publique intérieure. Le montant principal initial de l’emprunt dénommé « TPTG 6,90% 2018-2023 » est de 61,879 milliards FCFA, et devrait arriver à échéance en 2023 suivant le tableau d’amortissement.

Souscrite à 103%, l'émission de cet emprunt obligataire visait le paiement des arriérés de la dette publique intérieure et de la mobilisation de ressources destinées au financement de projets porteurs. Il avait été coté par la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM)en date du 18 mai 2018.

En rappel, cet emprunt portait à 314,18 milliards de F CFA, les fonds récoltés par l’Etat togolais sur le marché régional de l’UEMOA depuis 2006, ce qui faisait du pays le quatrième émetteur de la région derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso.