Le Togo évalue les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme

Les autorités togolaises ont lancé ce lundi 30 décembre à Lomé, les travaux de l’atelier de validation du rapport général de l’évaluation nationale des risques de Blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme au Togo.

« La mise en place d’une stratégie de lutte préconisée par le PND (Plan national de développement, Ndlr) nécessitait qu’on fasse l’état des lieux de la lutte et qu’on comprenne mieux les risques auxquels notre pays est exposé. C’est l’une des raisons qui a justifié la conduite de l’évaluation Nationale des Risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme », a déclaré Kossi Tofio, le directeur de cabinet du Ministère de l’Economie et des Finances lors de l'atelier organisé par la CENTIF, la Cellule nationale de traitement des informations financières du Togo.

« L’Evaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (ENR) au Togo est instituée par la loi uniforme N°2018-004 du 04 mai 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en conformité avec les recommandations du GAFI », a-t-il rappelé. Elle constitue « le baromètre, l’instrument de mesure au plan national de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », et « permet de dégager les tendances en la matière et de proposer les mesures propres à faire face au nouveau défi ».

Cette rencontre prévue pour prendre fin demain mardi vise à finaliser les documents et procéder à leur validation. Elle fait suite au lancement officiel de l’évaluation mutuelle du dispositif national de Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

En rappel, les travaux pour l’élaboration de ce Rapport ont été lancés le 11 juin 2018 avec l’appui et le soutien de la Banque Mondiale, du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) basé à l'Office des Nations unies de Vienne en Autriche.

Le FMI salue les réformes du Franc CFA

Les réformes annoncées samedi 21 décembre portant sur le Franc CFA n’a pas fini d’intéresse plus d’un. Dans une déclaration publiée sur le site internet du Fonds monétaire international (FMI), la directrice générale de l’organisation salue ce tournant dans les relations monétaires entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique de l’ouest.

 « Je salue les réformes du système du franc CFA annoncées aujourd’hui à Abidjan par les présidents Ouattara et Macron. Elles constituent une étape essentielle dans la modernisation d’accords de longue date entre l’Union économique et monétaire ouest‑africaine et la France », a indiqué Kristalina Georgieva, la bulgare de 66 ans.

« Les mesures annoncées s’appuient sur le bon bilan de l’UEMOA en matière de conduite de la politique monétaire et de gestion des réserves extérieures. Ces dernières années, l’UEMOA a enregistré une faible inflation et une croissance économique forte, la situation des finances publiques s’est améliorée et le niveau des réserves de change a augmenté », ajoute celle qui dirige le Fonds depuis le 1er octobre 2019.

Il d’agit, pour elle, des réformes qui « maintiennent également d’importants facteurs de stabilité qui ont été fort utiles à la région, dont la parité fixe avec l’euro et la convertibilité illimitée garantie par la France ». Et d’ajouter que son organisation « se tient prête à coopérer avec les autorités régionales en fonction des besoins ainsi qu’à appuyer la mise en œuvre de cette importante initiative ».

En rappel, les réformes sur le Franc CFA, annoncée un peu plus tôt, portent sur trois points différents : un changement de dénomination, l’arrêt du dépôt des réserves auprès de la Franc et le retrait des représentants de l’ancien colon dans les instances dirigeantes de l’Union.

Ecobank et le Nepad s’allient au profit des jeunes promoteurs de PME

Lomé abrite du 4 au 6 décembre 2019 au Centre de Conférence Panafricain d’Ecobank, un camp de formation en gestion des affaires pour 100 Petites et moyennes Entreprises (PME) organisé par l’Agence de Développement de l’Union Africaine (ADUA-NEPAD) en partenariat avec le groupe bancaire basé à Lomé.

Sélectionnées suite à un processus « très rigoureux d’enrôlement et d’évaluation », les 100 PME, auront, lors de cette rencontre, affermi leurs compétences en affaires et en entrepreneuriat. « Ce  camp de formation permettra aux PME  d’accroître leurs marchés de l’échelle  locale  vers l’échelle régionale. Aussi, contribuera-t-il à la durabilité des PME à travers une bonne gestion financière, à l’amélioration de leur rentabilité et à la croissance et à l’expansion de leurs activités pour créer plus d’emplois », a déclaré Abdel Nasser K., l’un des formateurs venu encadrer les promoteurs de PME.

L’objectif de ce camp de formation est de promouvoir l’accès de la jeunesse africaine aux emplois décents en soutenant des PME pérennes appartenant à des jeunes et en particulier aux jeunes femmes, et d’accompagner la compagne de la Commission de l’Union Africaine (CUA) qui vise à donner des opportunités réelles à 1000000 de jeunes d’ici 2021.

« Ecobank, en tant que banque panafricaine, croit aux PME, non seulement en tant que clients, mais également en tant que partenaires de l’agenda économique et social » indique la banque dans un communiqué de presse. « Les PME constituent un vaste potentiel de croissance économique pour l’Afrique. Et Ecobank, la banque panafricaine, croit en elles, en tant que clients et partenaires de l’agenda économique et social », ajoute Joséphine Anan-Ankomah, la directrice exécutive de la Banque commerciale.

Légère hausse de l'encours des crédits à l'économie togolaise

L'encours des crédits à l'économie togolaise a connu une hausse de 5,5% entre fin décembre 2018 et fin septembre 2019. Annonce faite jeudi 26 décembre lors de la quatrième réunion du Conseil  national de crédit (CNC).

D’après le ministre Sani Yaya de l’Economie et des Finances, cette légère hausse a porté le ratio crédits à l'économie sur Produit Intérieur Brut à 40% au 30 septembre 2019. « Le regain des concours à l'économie, constaté au deuxième trimestre, s'est confirmé au troisième trimestre, sous l'effet de la progression vigoureuse des nouvelles mises en place de crédits », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, l’ancien directeur de l’audit et de la conformité du groupe Ecobank a relevé que ces évolutions « encourageantes » sont, toutefois, accompagnées d'un renchérissement de taux d'intérêt débiteur moyen des crédits bancaires, en liaison avec la hausse du taux d'intérêt moyen créditeur des banques.

Selon les informations, le taux d'intérêt débiteur moyen des crédits bancaires est ressorti à 7,9% à fin septembre 2019, contre 7,6% au 30 juin 2019. Un regain du taux d'intérêt débiteur moyen lié, en partie, à l'évolution du taux d'intérêt créditeur moyen qui s'est établi à 5,6% au 30 septembre 2019, après 5,5% à fin juin 2019.

Et le ministre d’ajouter que le gouvernement « s'est engagé à achever très prochainement la privatisation des deux (2) banques publiques », en vue de rétablir leur viabilité financière et de doter le secteur bancaire de plus de capacités de financement de l'économie.

Vers l’ouverture du capital de Togocom aux petits porteurs nationaux

Le ministre Sani Yaya de l'Economie et des Finances a indiqué, mercredi 18 décembre devant le parlement, que l'étape de l'obtention de 51% des actions de Togocom par un consortium international détenu par Axian Group et Emerging Capital Partners (ECP ) « sera suivie dans quelques années d'une vente de pièces sociales aux petits porteurs nationaux et au personnel » de la société.

Cette annonce intervient quelques semaines après la privatisation de la holding, dont l'opération à permis à l'État d'encaisser quelques 48,3 milliards de F CFA ayant permis de financer son déficit budgétaire. «Le Togo a opté pour des réformes profondes dans le secteur des télécommunications sur la montée en place du groupe», a déclaré le ministre.

A noter que cette privatisation vise à «poursuivre le développement» de la société née de la fusion entre le Togo Télécom et Togocel, à «assurer au groupe la maitrise des évolutions technologiques en cours et à l'avenir», et à lui permettre «de Broyeur à l'avenir des ressources financières indispensables aux besoins du secteur », selon le ministre des Finances. «L'offre présentée comprend un plan stratégique mobilisant un investissement de plus de 160 milliards de francs CFA sur 7 ans», at-il poursuivi.

Acté depuis novembre 2018, le processus de privatisation de Togocom s'est achevé le 22 novembre 2019. Depuis, la société est dirigée par Paulin Alazard, un ancien de la société malgache Telma et de panafricain Celtel, filiale du koweïtien Zain, nommé par le nouvel actionnaire majoritaire.

Lomé abrite le 13e colloque annuel de l’Association Internationale des Servies du Trésor (AIST)

Lomé accueille depuis ce lundi 2 décembre, la treizième édition du Colloque annuel de l’Association internationale des services du trésor (AIST) axée sur le thème « La maîtrise des risques comptable ».

Ouverte par le secrétaire général du Ministère de l’Economie et des Finances du Togo, Patoki Badanamau, cette rencontre regroupe plusieurs délégués venus de 29 pays africains. Ils débattront notamment sur les efforts à fournir dans le sens de l’amélioration des services du Trésor en maitrisant, aussi possible soit-il, les risques comptables.

Pour Jean-Marc Niel, secrétaire général de l’AIST, ce treizième colloque constitue pour l’association un point de départ de la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie.  « L’objectif que nous nous sommes collectivement fixé pour l’avenir consiste à mieux structurer les travaux de l’association en les articulant autour de thèmes de travail pluriannuels déclinés en sous-thèmes annuels », a-t-il déclaré à l’ouverture.

« Quel que soit le pays, le niveau de développement ou l’état d’avancement des réformes, nos administrations financières sont par nature exposées à de multiples risques dont la nature, la probabilité de survenue ou les conséquences qui pourraient en découler sont, bien entendu, variables, mais en tout état de cause, non négligeables », a-t- il ajouté.

En rappel, l’AIST est fondée en 2006 par les services du trésor des pays francophones. Depuis, elle tient un colloque annuel pour « réfléchir, échanger et débattre autour d’un thème relatif à la gestion des finances publiques ». La dernière édition s’est tenue à Nouakchott, en  Mauritanie, sous le thème « Quels outils pour accompagner la décentralisation ?».

Sani Yaya fait le point des réformes du Franc CFA

Le ministre de l’Economie et des Finances du Togo, Sani Yaya, a officiellement porté les réformes du Franc CFA à la connaissance des acteurs de l’économie nationale jeudi 26 décembre à la réunion du Conseil national du crédit (CNC) tenue dans les locaux du Bureau local de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO).

« Comme vous l'avez sans doute suivi sur les médias, les pays membres de l'UEMOA, dans la perspective de la mise en œuvre de la monnaie unique de la CEDEAO, ont décidé de remanier profondément les accords qui les lient à la France », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que ces décisions qui ont été prises le 21 décembre 2019 à Abidjan représentent un « tournant majeur » vers la mise en place de l'Eco et « n’affectent en rien l’usage quotidien du Franc CFA par les populations et les entreprises de l'UEMOA ».

Concrètement, a-t-il indiqué, trois décisions ont été prises. Le changement du nom de la monnaie Franc CFA en ECO, lorsque les pays de l'UEMOA intégreront la nouvelle zone ECO de la CEDEAO ; l’arrêt de la centralisation des réserves de change au Trésor Français, la fermeture du compte d’opérations et le transfert à la BCEAO des ressources disponibles dans le compte ; et le retrait de tous les représentants Français dans les organes de décision et de gestion de l’UMOA (Conseil d’Administration de la BCEAO, Commission Bancaire et Comité de Politique Monétaire), a déclaré expressément le ministre.

Par ailleurs, a-t-il ajouté, dans l’optique de faire de l’Eco le fondement du dynamisme de l’union économique, ainsi que de la prospérité des populations des pays concernés, l'UEMOA a « souhaité, en attendant l'adoption de la monnaie unique de la CEDEAO, conserver deux piliers clefs de la stabilité monétaire de la zone ». Et de citer le maintien du taux de change fixe par rapport à l’euro et la garantie de convertibilité illimitée de la monnaie par la France.

Cette prise de parole par un officiel togolais intervient cinq jours après l’annonce solennelle faite par le président ivoirien Alassane Ouattara. Ce dernier, dans ses déclarations, n’a émis aucune précision quant à la monnaie en ce qui concerne sa mise en service par rapport au processus de la CEDEAO, comme l’a détaillé le ministre des Finances du Togo.

Un nouvel acteur dans le secteur des assurances

La Faîtière des unités coopératives d’épargne et de crédit du Togo (FUCEC) a officiellement lancé le 10 décembre 2019 à Lomé, la Convention des institutions financières de l’Afrique de l’ouest au Togo (CIF Assurances-Vie), une structure d’assurance qui a pour objectif de faciliter l’accès aux produits d’assurance aux femmes de marché, aux élèves, aux travailleurs ordinaires et aux agriculteurs.

La société, dotée d’un capital de 5 milliards de F CFA dont 80 % sera entièrement libéré, est mise en place par la Mutuelle d’assurance de la FUCEC-Togo (MAFUCECTO) et destinée à être « une solution pour la majorité des citoyens qui ne bénéficient pas des services des compagnies d’assurance ».

« Beaucoup de personnes travaillent dans l’informel mais n’ont pas droit à une retraite. Voilà pourquoi nous voulons innover réellement et accompagner toutes les personnes, surtout les femmes revendeuses, tous les travailleurs, les élèves, les jeunes. À la longue, cette assurance couvrira aussi les agriculteurs », a déclaré Essossimanadada Dadanema, PCA de FUCEC-Togo.

Selon ses promoteurs, CIF assurances- vie Togo offre des produits d’assurances de la branche vie, décès et capitalisation, de l’assurance de prêts, la prévoyance sociale retraite, l’indemnité de fin de carrière, la protection familiale, la rente éducation mixte et les produits de micro-assurance. Elle vient s’ajouter à un marché togolais des assurances qui compte ainsi 14 compagnies avec un chiffre d’affaires de 53 milliards FCFA en 2016.

Forte hausse du bénéfice d’Oragroup au 3e trimestre 2019

Oragroup boucle le troisième trimestre 2019 sur une note de satisfaction. Le groupe bancaire basé à Lomé a réalisé un résultat net de 9,1 milliards FCFA en hausse de 247,7% en glissement annuel selon un rapport d’activités consulté par Togo Business News.

Cette performance est la résultante de l’amélioration du Coût net du Risque combinée à la croissance maitrisée des activités du groupe, explique-t-il. Dans les détails, les résultats avant impôts passent à 14,82 milliards de F CFA au 30 septembre 2019, soit une hausse de près de 116% comparé au 30 septembre 2018. Le PNB progresse également, mais juste de près de 15% sur la période considérée.

Dans son rapport d’activités, la banque explique que la mise en place de son plan nouveau stratégique « dont l’objectif est l’accroissement de la rentabilité en poursuivant la croissance de nos activités tout en maitrisant les frais généraux et le cout du risque, a permis l’amélioration du coefficient d’exploitation et la croissance du Résultat brut d’exploitation de 20% comparé à la même période 2018 ».

Par ailleurs, poursuit-elle, « l’élargissement de notre gamme de produits digitaux visant à inclure les populations non bancarisées devrait nous permettre de soutenir et d’accroitre notre activité ».

Ces résultats du groupe - dont la filiale est leader du marché togolais - font suite à un premier semestre aux résultats mitigés, marqué par un résultat en chute de 60% (2,8 milliards FCFA) par rapport au premier semestre 2018.