La BCEAO maintient son taux directeur à 2%

La BCEAO maintient son taux directeur à 2%

Le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a tenu, le mercredi 3 mars 2021, sa première réunion ordinaire au titre de l’année 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, Gouverneur de la Banque Centrale, son Président statutaire. Sur la base des analyses de la situation macroéconomique de l’Union et de la conjoncture régionale et internationale, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité à 2,00% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,00%, niveaux en vigueur depuis le 24 juin 2020. Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure inchangé à 3,0%. Dans les mois à venir, la BCEAO continuera à mettre en œuvre une politique monétaire assurant la stabilité des prix, tout en soutenant le retour à une croissance forte.

Une croissance de l’économie mondiale attendue à 5,5%

Le Comité a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique internationale et régionale au cours de la période récente, ainsi que les facteurs de risque pouvant affecter les perspectives à moyen terme d’inflation et de croissance économique dans l’Union. Au titre de la conjoncture internationale, le Comité a noté l’apparition de nouveaux variants du coronavirus, avec des effets contagieux plus importants. Cette situation a nécessité l’adoption de mesures supplémentaires pour endiguer la nouvelle vague de la pandémie, fragilisant ainsi la reprise économique escomptée suite à la découverte de vaccins contre la Covid-19. Toutefois, le démarrage des campagnes de vaccination à partir de décembre 2020 dans plusieurs pays avancés et émergents, ainsi que la poursuite des politiques budgétaire et monétaire de soutien, ont limité la dégradation de l’activité et laissé entrevoir les perspectives d’une normalisation rapide. Selon le Fonds Monétaire International, l’économie mondiale connaîtrait en 2021, malgré de fortes incertitudes, un taux de croissance attendu à 5,5%, après une contraction de 3,5% enregistrée en 2020.

Tendance haussière des prix des produits de base

Sur les marchés internationaux des matières premières, les cours des produits énergétiques et des autres produits de base se sont redressés pour le deuxième trimestre consécutif, après deux trimestres successifs de baisse. Selon les données de la Banque Mondiale, les prix de l’énergie ont connu durant le quatrième trimestre 2020 une hausse de 8,4%, après la progression de 33,9% observée au trimestre précédent. Quant aux prix des produits de base non énergétiques, ils ont maintenu une tendance haussière, avec un accroissement de 9,5% au quatrième trimestre 2020, comme au trimestre précédent. En particulier, les cours des matières premières agricoles exportées par les pays de l’Union ont enregistré une accélération du rythme de progression avec une croissance de 10,5% au quatrième trimestre 2020, après 6,0% le trimestre précédent.

Un taux de croissance de 5,8% au sein de l’UEMOA

Examinant la conjoncture interne, le Comité a relevé que la reprise de l’activité économique dans l’UEMOA s’est accélérée au quatrième trimestre 2020, avec une hausse de 1,3% du PIB par rapport à la même période de l’année précédente, après 0,6% un trimestre plus tôt. Ce regain de vigueur reflète l’accélération du rythme de progression de la valeur ajoutée dans l’ensemble des secteurs d’activité, consécutive à la reprise progressive de la demande intérieure. Pour l’ensemble de l’année 2020, les dernières estimations situent le taux de croissance économique de l’Union à 0,9% contre 5,7% en 2019. Les pays de l’Union escomptent une reprise en 2021, avec un taux de croissance attendu à 5,8%, sous l’effet du maintien des mesures de relance budgétaire et de soutien monétaire.

Un déficit budgétaire à 5,7%

L’exécution budgétaire dans les Etats membres de l’Union au cours de l’année 2020 fait ressortir un creusement du déficit par rapport à l’année précédente. Cette augmentation des déficits budgétaires est imputable, d’une part, aux effets négatifs de la pandémie de la Covid-19 sur les recettes et, d’autre part, aux dépenses engagées dans le cadre des plans de riposte et de relance mis en œuvre par les Etats. Ainsi, le déficit budgétaire, base engagements dons compris, rapporté au PIB, a plus que doublé passant de 2,4% en 2019 à 5,7% en 2020.

Des réserves de change à 6,3 mois d’importations

Sur le marché monétaire, les conditions financières demeurent favorables, en relation avec l’orientation accommodante de la politique monétaire de la Banque Centrale. Ainsi, le coût moyen des ressources offertes par la Banque Centrale sur le guichet à une semaine est resté stable à 2,00% comme au troisième trimestre 2020, contre 3,38% un an plus tôt. Sur le compartiment à une semaine du marché interbancaire, le taux d’intérêt moyen pondéré s’est établi à 2,62% contre 2,73% au trimestre précédent. Un an plus tôt, il s’élevait à 4,36%. Sur le marché des titres publics, les conditions de financement des Etats membres ont continué de s’améliorer. Le taux d’intérêt moyen pondéré des bons du Trésor est ressorti à 3,28% en 2020 contre 5,36% un an plus tôt.

Au plan monétaire, la masse monétaire a connu une accélération sur le dernier trimestre 2020, avec une croissance, en rythme annuel, de 16,4% à fin décembre 2020 contre 15,5% à fin septembre. Cette consolidation a été imprimée par la hausse des crédits bancaires aux Etats et au secteur privé ainsi que par le renforcement des actifs extérieurs nets. Les réserves de change de l’Union se sont confortées, assurant la couverture de 6,3 mois d’importations de biens et services à fin janvier 2021, contre 5,9 mois à fin décembre 2020 et 5,6 mois à fin septembre 2020.

Le Comité de Politique Monétaire a relevé une légère décélération des prix à la consommation sur le quatrième trimestre 2020, le taux d’inflation ressortant à 2,7% contre 2,9% un trimestre plus tôt. La baisse du rythme de progression des prix est attribuable essentiellement à l’amélioration de l’offre de céréales, de légumes ainsi que de tubercules et plantains. Le taux d’inflation sous-jacente s’est, pour sa part, accru, ressortant à 1,8%, après une progression de 1,6% un trimestre plus tôt. Pour l’ensemble de l’année 2020, le taux d’inflation s’est situé à 2,1%, après -0,7% en 2019. A l’horizon de huit trimestres, soit à fin décembre 2022, les prévisions établissent le taux d’inflation à 1,8%, toujours dans la zone cible (entre 1,0% et 3,0%) définie pour la politique monétaire dans l’Union.

Finance carbone : ARISE IS entre au capital d'Aera Group

Finance carbone : ARISE IS entre au capital d'Aera Group

L’entreprise ARISE Infrastructure Services (ARISE IS) a annoncé le 1er mars 2021, sa prise de participation de 35% au capital d’AERA Group, leader de l’ingénierie financière pour le climat en Afrique. Une initiative forte pour ce développeur et opérateur d’infrastructures qui a placé la croissance verte au cœur de sa dynamique de développement sur le continent.

Obligations de relance: le Togo double son appétit après un premier succès

Obligations de relance: le Togo double son appétit après un premier succès

Après un premier succès enregistré le 19 février 2021, le Togo émet le 5 mars 2020, des obligations de relance du Trésor de maturité initiale 3 ans et 5 ans. Il s’agira en effet de bons simultanées qui visent à lever quelques 40 milliards de FCFA sur le marché régional de l’UMOA.

Edoh Kossi Aménounvé en visite de travail à la BOAD

Edoh Kossi Aménounvé en visite de travail à la BOAD

Le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Edoh Kossi Aménounvé, a effectué le 3 mars 2021, une visite de travail à la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) où il a été reçu par le président Serge Ekué de l’institution basée à Lomé. Il était accompagné par Birahim Diouf son adjoint, Hermann Traoré, directeur du Département des études de la stratégie et du développement et Bertrand Bodet, directeur de l’Antenne nationale de la bourse du Togo.

Dette : une bonne nouvelle du Club de Paris pour le Togo

Dette : une bonne nouvelle du Club de Paris pour le Togo

Les pays créanciers du Club de Paris ont accepté d'accorder au Togo, une extension de la durée de suspension du service de la dette du 1er janvier au 30 juin 2021. Ceci, en application de la fiche relative à l'initiative de suspension du service de la dette (ISSD) et son amendement également entre-temps approuvé par le G20.

OTR : les recettes ont progressé d’environ 4,5% en 2020

OTR : les recettes ont progressé d’environ 4,5% en 2020

L’Office Togolais des Recettes (OTR) a mobilisé 652 milliards de FCFA de recettes en 2020, contre 624 milliards en 2019, soit une progression d'environ 4,5%. « Nous avons réussi à atteindre et même dépasser les objectifs qui nous ont été assignés », a annoncé le commissaire général, Philippe Tchodie, cité par République Togolaise.

En rappel, les recettes fiscales togolaises avaient chuté, en avril 2020, de 14,8 % en glissement annuel et de 37% par rapport aux projections budgétaires de l'année 2020 selon les données de l’OTR. Ceci, en raison de la pandémie de Covid-18 signalée en mars dans le pays. D'ailleurs, entre janvier et février, les recettes fiscales avaient augmenté respectivement de 11,4% et de 7,9 % en glissement annuel. 

A (re) lire aussi: les recettes fiscales ont chuté de 14, 8% en avril 2020

Accord entre le Togo et Shelter-Afrique (les détails)

Accord entre le Togo et Shelter-Afrique (les détails)

[Communiqué de presse] - Nairobi, Kenya : 03 Mars 2021 – Shelter-Afrique, organisme panafricain de financement du développement du logement, a signé un protocole d'accord avec le gouvernement togolais afin de co-développer 3 000 unités de logement dans la capitale Togolaise, Lomé.

Un ancien d’Ecobank aux commandes de la joint-venture SBNA

Un ancien d’Ecobank aux commandes de la joint-venture SBNA

SouthBridge Investments (SBI) et New African Capital Partners (NACP) ont annoncé ce lundi 1er mars, le lancement de leur joint-venture dénommée SBNA. La structure sera pilotée par l’Ivoirien Charles Kié, CEO et cofondateur de New African Capital Partners, par ailleurs ancien cadre de Citibank, de Banque Atlantique, de l’AFC (Africa Finance Corporation) et d’Ecobank dont il a dirigé la filiale nigériane.

Obligations de relance : le Togo fait carton plein

Obligations de relance : le Togo fait carton plein

Le Togo, premier pays de l'UMOA à émettre les obligations de relance mises en place par la BCEAO et l'agence UMOA-Titres, a fait carton plein ce vendredi 19 février avec une couverture des plus remarques. Le pays qui recherchait un montant de 20 milliards de F CFA, a vu ses titres souscrits à plus de 112 milliards de F CFA, soit un taux de couverture de plus de 560%. Mais dans l'application des règles du marché, Lomé n'a retenu que 22 milliards de FCFA sur le montant mobilisé. 

Cette émission dénommée « Obligations de Relance (OdR) » vise à permettre à l’émetteur de mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État du Togo dans le cadre de ces plans de relance économique afin de contenir les effets de la pandémie COVID-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire. Il s’agit de titres par le Trésor Public du Togo, et qui bénéficient de la garantie souveraine de l'Etat.