Le Togo absent du calendrier de la phase 3 des Bons Social Covid-19

Le Togo absent du calendrier de la phase 3 des Bons Social Covid-19

L’agence UMOA-Titres, la structure en charge de la gestion et de la promotion des titres publics de la zone UMOA, a rendu public le 26 octobre 2020, le calendrier de la phase 3 des émissions de Bons Social Covid-19. Surprise, le Togo n’est pas programmé, au même titre que deux autres Etats de la région.

Le montant total prévisionnel à lever par le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Bénin et le Niger est de 671,13 milliards de FCFA. Locomotive de la région, Abidjan affiche un appétit de 300 milliards répartis en deux opérations distinctes les 2 et 6 novembre 2020. Le Sénégal sollicite, pour sa part, un montant de 103,13 milliards contre 25 milliards pour le Mali, 133 milliards pour le Bénin et 110 milliards pour le Niger.

Ces opérations sont programmées entre le 27 octobre 2020 et le 10 novembre 2020, avec une maturité d’un mois, contre 3 mois lors des deux premières phases des Bons Covid. « Ceci est dû au fait que les prévisions économiques de l'effet de la pandémie s'arrêtent au 31 décembre 2020 », explique un cadre de banque. « Toutes les prévisions se font désormais par tâtons, sans aucune évidence, et le très court terme est moins risqué que le moyen terme », ajoute-t-il.

D’ailleurs, d’aucuns pensent que l’absence du Togo sur le calendrier est motivée par le court délai de remboursement. Toutefois, il sied de rappeler que Lomé était absente du calendrier de la première phase, mais a fini par lever quelques 108 milliards de FCFA le 14 mai 2020, dernier jour du calendrier. Dans le cadre de la deuxième vague, l’Etat togolais a programmé et mobilisé le 13 août 2020, un montant de 70 milliards de FCFA à l’issue de son émission d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) à 91 jours.

Annoncés en avril 2020, les bons Covid sont une initiative soutenue par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) visant à permettre aux Etats membre de l’UMOA de mobiliser des ressources financières pour leur permettre de faire face aux urgences liées à la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus. Les taux précomptés sont passés de 3,75% lors de la première phase, à 3,25 % au cours de la deuxième.


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