Edoh Amenounve signe un contrat d’interconnexion entre les bourses africaines

Edoh Amenounve signe un contrat d’interconnexion entre les bourses africaines

L’Association des bourses africaines (ASEA) a signé le 30 juillet 2021 à Abidjan, un contrat avec la société informatique DirectFN pour se doter d’une plateforme technologique de cotation dénommée « AELP  ( (African Exchanges Linkage Project)», visant à interconnecter les places boursières en Afrique.

« La philosophie derrière l'AELP est de mettre en place une plateforme continentale pour l'ensemble des bourses et qui donne donc à nos courtiers et émetteurs l'opportunité d'avoir un système unique » pour opérer sur les différents marchés, a expliqué le Togolais Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et président de l'Association des bourses des valeurs africaines (ASEA).

Ce projet initié par l’ASEA et la Banque africaine de développement (BAD) a pour but de stimuler les flux d’investissement panafricains, promouvoir les innovations qui soutiennent la diversification pour les investisseurs et d'adresser la problématique de la profondeur et de la qualité des marchés.

« Aujourd'hui, vous ne pouvez pas facilement envoyer un ordre (d'achat/vente) en tant qu'investisseur ivoirien sur la bourse de Lagos. Mais avec ce projet, cela devient possible. Vous pourrez utiliser cette plateforme pour envoyer l'ordre qui sera routé vers l'une des bourses de la région et exécuté », a indiqué Edoh Kossi Amenounve.

Sur les 26 bourses que compte l’ASEA, 7 sont membres de l’African Exchanges Linkage Project. « C’est la technologie qui permet l'interconnexion, mais derrière, les courtiers des différentes bourses vont signer des ‘'contrats d'accès sponsorisé''. Cela veut dire qu'une SGI basée à Abidjan par exemple, va signer un contrat d'accès sponsorisé avec un courtier en Egypte ou au Nigéria de manière à ce que les ordres qu'elle va envoyer dans le système atterrissent dans le carnet d'ordres de son partenaire local. C'est ce dernier qui va exécuter l'ordre dans le système de la bourse en question », a-t-il ajouté.

"Un vrai marché africain"

En effet, la deuxième phase du projet prévoit l'harmonisation des règlementations et des accords entre les régulateurs sur un agrément des courtiers. « Ce qui sera encore plus intéressant, c’est la troisième phase, où il sera possible pour n’importe quel Etat, quelle société du continent de lever des ressources via un emprunt obligataire continental. De là, on aura un vrai marché africain où l'on pourra venir lever des ressources et s'adresser aux investisseurs de l'ensemble du continent », a-t-il expliqué.

Pour Edoh Kossi Amenounve, l’« objectif est d’ouvrir de nouvelles opportunités pour les investisseurs individuels et institutionnels afin d’investir de manière productive dans la croissance de l’Afrique ».

La plateforme AELP devrait être opérationnelle en début d'année prochaine.


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