Coronavirus : 21 cas positifs identifiés dans une usine de la zone franche

Coronavirus : 21 cas positifs identifiés dans une usine de la zone franche

Face à la presse le 1er juillet 2020, la Coordination nationale de gestion de la riposte à la Covid-19 a annoncé que 21 cas positifs au virus ont été identifiés au sein du personnel d’une usine de la zone franche. Une première dans le pays depuis le 1er cas enregistré début mars.

Tout était parti de trois cas initialement relevés, avant la contamination des autres. « Nous avons rapidement anticipé en expertisant la zone; nous avons cherché des cas contacts pour les tester.  Nous avons aussi demandé la fermeture pendant 14 jours de la société », a indiqué le colonel Djibril Mohaman, premier responsable de la Coordination.

Par ailleurs, l'équipe en charge de la riposte a annoncé lors de cette rencontre avec la presse, la relance imminente de toutes les activités socio-économiques dans le pays.  « Le gouvernement fera tout pour préserver et sauvegarder la santé publique tout en reprenant les activités », a rassuré Djibril Mohama, qui précise de nouveau que la levée des mesures restrictives « ne signifie pas la fin de la pandémie ».

Se prononçant sur le cas des frontières toujours fermées, le coordinateur national a déclaré que « la réouverture est imminente ». « La plupart des cas positifs proviennent des voyageurs : donc nous devons nous préparer et adopter les mesures. Le Togo mettra en place une stratégie de dépistage, et il y aura ouverture de l’aéroport », a-t-il signifié.

En rappel, le pays compte déjà plus de 600 cas confirmés de la maladie détectée dans toutes les préfectures.

Covid-19 : la piste de la zone franche togolaise pour relancer la production

Covid-19 : la piste de la zone franche togolaise pour relancer la production

Touchée négativement par la pandémie de Covid-19, la zone franche togolaise veut relancer la production. Et le président du conseil d’administration de l’Association des sociétés de la zone franche du Togo (ASOZOF) en a donné, vendredi, la piste.

En effet, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des travailleurs, Kossi Dahoue Adodo a indiqué que le chiffre d'affaires des sociétés a baissé de plus de 55%, alors que les charges demeurent les mêmes. Non seulement la fermeture partielle des frontières impacte les exportations, l'état d'urgence sanitaire mondiale a également ralenti les activités. Une situation qui, a dit M. Adodo, crée un avenir soucieux aux sociétés après la pandémie.

« Les efforts et la sensibilisation ont fait que jusqu'ici,  aucun licenciement n'a lieu dans aucune société », a rassuré toutefois le PCA de l’ASOZOF. Ceci conformément à l’appel lancé par le ministre togolais en charge du travail, Gilbert Bawara, aux premières heures de la crise sanitaire dans le pays.

Ainsi, l'association sollicite de la part des autorités togolaises, un plan de crédit de refinancement de toutes les sociétés de la zone franche, lequel sera garanti par le gouvernement. « Ce plan devrait favoriser une relance de la production pour éviter une situation désastreuse pour les sociétés de la Zone Franche après la pandémie du Covid-19 », a-t-il précisé.

Améliorer les conditions des agents

A noter que les sociétés de la zone franche ne sont pas en marge de la lutte contre le coronavirus. Certaines d’entre elles avaient fait, au gouvernement, des dons composés entre autres de l'oxygène médical, des centaines de cartons de gels hydroalcooliques, de l'alcool, des poubelles. D’ailleurs, l’ASOZOF se prépare elle-même à apporter une aide au comité national mis en place pour lutter contre la pandémie, et une assistance aux couches vulnérables.

Abordant la question des personnels – comme c’est le cas chaque 1er mai-, Kossi Adodo a également indiqué que des efforts sont faits par la majorité des entreprises pour améliorer les conditions de travail des agents de la zone franche. Et que les sociétés ont d’ailleurs pris les dispositifs nécessaires pour le strict respect des mesures barrières édictées par le gouvernement dans le but de limiter la propagation du virus.

COVID-19 : ScanTogo fait barrière

COVID-19 : ScanTogo fait barrière

La filiale du Groupe HeidelbergCement située à Sika-Kondji à Tabligbo ne reste pas en marge de la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Après le personnel administratif, elle sensibilise depuis quelques jours ses transporteurs aux mesures préventives, aux règles d’hygiène, aux gestes et comportements utiles.

Ils sont 1.000 transporteurs à participer par petits groupes à la séance de sensibilisation sur le Coronavirus qui se déroule sur le site de SCANTOGO à Tabligbo. Eprise de la santé et de la sécurité de ses travailleurs, la société dirigée par Eric Goulignac n’est pas indulgente quand il s’agit de la protection de ses travailleurs.

Depuis l’apparition du nouveau Coronavirus, les mesures d’hygiène sont plus rigoureuses aux entrées et sorties du site. Des dispositifs de lavage des mains sont systématiquement placés à plusieurs endroits de la société. Toute personne a l’obligation de prendre sa température et d’appliquer du gel hydro-alcoolique sur les mains avant d’avoir accès au site.

« Nous avons un grand rôle à jouer dans la lutte contre le nouveau Coronavirus. Chaque employé de notre Groupe doit être un acteur majeur dans la lutte contre cette pandémie. Nos chauffeurs desservent plusieurs destinations et nous estimons important de les sensibiliser, afin qu’ils respectent justement les mesures préventives édictées par les pouvoirs publics », fait savoir Eric Goulignac. « En tant qu’entreprise citoyenne, nous avons pris des mesures supplémentaires depuis l’annonce de cette pandémie pour protéger nos travailleurs ainsi que toute autre personne. Ces mesures seront évidemment renforcées par de nouvelles dispositions. Pour nous, c’est clair : objectif zéro cas suspecté ou confirmé au sein du Groupe », a précisé le directeur général de SCANTOGO.

Les chauffeurs qui participent à cette sensibilisation ont droit à des matériels de protection dont des cache-nez. Ils n’ont pas manqué de remercier la direction générale pour l’initiative et les dispositions prises pour leur permettre de ne pas être contaminés.

Togo : un plan stratégique pour lutter contre le trafic illicite des drogues

Togo : un plan stratégique pour lutter contre le trafic illicite des drogues

Le Togo a mis en place un plan stratégique pour la période 2020-2024 pour lutter contre le trafic illicite des drogues, a déclaré le ministre Yark Damehame (photo) de la Sécurité et de la Protection civile  qui s'exprimait à l'occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues commémorée ce 26 juin.

« Notre pays sous l’impulsion du Chef de l’Etat son Excellence Mr Faure Essozimna Gnassingbé, et avec l’appui de la CEDEAO, s’est doté d’un nouveau cadre stratégique visant à réduire aussi bien l’offre que la demande de drogue sur les cinq prochaines années. Ce cadre stratégique assorti d’un plan d’action intégré et de lutte contre la drogue et le crime 2020-2024 comporte des actions spécifiques sectorielles en vue de lutter contre le trafic illicite des drogues, de prévenir l’usage des substances, de traiter la dépendance aux substances et les conséquences socio-sanitaires associés », a indiqué le ministre. Et de saisir l’occasion pour inviter les parents à prendre leur responsabilité afin de protéger leurs enfants contre ce fléau.

Célébrée cette année sous le thème "une meilleure connaissance pour de meilleurs soins", la journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues est soutenue chaque année par la communauté internationale, et a pour objectif de renforcer la sensibilisation au grand danger que sont les drogues illicites pour la société.

« La commémoration de cette année s’inscrit dans un contexte particulier en raison de la covid-19.  Par ailleurs la cérémonie symbolique d’incinération des drogues et des produits illicites contrefaits saisis restera l’une des activités phares de cet évènement », a déclaré le ministre de la sécurité et de la protection civile du Togo.

Togo : baisse des prix des produits pétroliers à la pompe

Togo : baisse des prix des produits pétroliers à la pompe

Les autorités togolaises ont annoncé lundi soir, une réduction des prix des produits pétroliers à la pompe. Une décision qui prend effet à compter du mardi 7 avril, précisent-elles.

Un peu plus d’un an après la dernière augmentation, le super sans plomb passe désormais à 508 F CFA le litre (baisse de 56 F), et le pétrole lampant à 459 F (-46 F). Le prix du litre du gas-oil est fixé à 537 F (-30 F), et celui du mélange à 2 temps à 609 F (-52). 

Des organisations de la société civile avaient interpellé le gouvernement, il y a quelques semaines, sur la chute des prix du baril à l'international. Ce qui, avaient-elles indiqué, devrait conduire à une baisse des prix sur le marché local.

 « Cette diminution du prix des produits pétroliers n'est pas normale, mais irréaliste. C'est de la poudre aux yeux. Je le conteste avec le prix du baril à moins de 20 dollars. C'est dommage », a commenté Edoh Komi du Mouvement Martin Luter King. 

 

Coronavirus : le gouvernement met en garde les spéculateurs et menace

Dans un communiqué publié samedi soir, le gouvernement togolais s’est prononcé sur la hausse des prix de certains produits sur le marché observée avec l’évolution de la pandémie liée au Coronavirus dans le pays.

« Il a été donné de constater, en cette période de la pandémie du coronavirus (COVID19), que certains opérateurs économiques se livrent à la spéculation sur les prix des produits de première nécessité ou refusent parfois de vendre certains articles », indique-t-il. « Ces pratiques, qui créent des pénuries artificielles sur les marchés, sont contraires aux dispositions des articles 13 et 18 de la loi n°99-011 du 28 décembre 1999 portant concurrence au Togo », rappelle le gouvernement.

Remarqué depuis quelques jours, le phénomène concerne notamment le lait, le riz, la farine de blé, les huiles végétales, les concentrés de tomates, le sucre, le savon de ménage, les pâtes alimentaires, le gel hydro alcoolique, les masques et gants de protection.

Par ailleurs, le gouvernement, dans son communiqué, rappelle aux détenteurs des supermarchés, superettes, boutiques et officines le respect des mesures barrières, notamment la distance sécuritaire, le lavage des mains, la limitation du nombre de clients et le contrôle de température à l’entrée. « Tout contrevenant sera sévèrement puni conformément aux lois en vigueur », conclut-il.

Concerné depuis le 5 mars 2020 par la pandémie, le Togo a renforcé ce week-end, des mesures annoncées le 16 mars pour limiter le risque de propagation du virus sur son territoire. Ainsi, toutes les frontières terrestres du pays sont fermées aux passagers et les certaines villes notamment Lomé, Tsévié, Kpalimé et Sokodé sont bouclées depuis samedi.

En rappel, le Togo dénombre 16 cas confirmés du Covid-19 au 21 mars 2020.

Togo : nouvelle baisse des prix des produits pétroliers à la pompe

Togo : nouvelle baisse des prix des produits pétroliers à la pompe

Les prix de quatre produits pétroliers connaissent une nouvelle baisse à la pompe, selon une structure officielle qui entre en vigueur à partir du 30 mai 2020.

En effet, le super sans plomb passe à 425 F CFA le litre (contre 508 F), et le pétrole lampant à 375 F (contre 459 F). Le prix du litre du gas-oil est fixé à 450 F (contre 537 F), et celui du mélange à 2 temps à 532 F (contre 609).

En rappel, la dernière baisse remonte au lundi 6 avril.

Une nouvelle cimenterie s’implante au Togo

Une nouvelle cimenterie s’implante au Togo

Une nouvelle société vient s’ajouter à la liste des cimentiers du Togo. Il s’agit de la Cimenterie de la côte ouest-africaine (CimCo), filiale locale du groupe CimMetal basé à Ouagadougou (Burkina).

Selon une annonce publiée par le Centre de formalité des entreprises (CFE), la nouvelle entité Kanazoé Inoussa (2e à droite), magnat burkinabé du ciment, est dotée d’un capital social de 10 millions de F CFA divisé en 1.000 actions de 10.000 F CFA chacune. Son siège se situe dans la zone industrielle du Port autonome de Lomé.

La société, indique-t-on, a pour objet la production de ciment et de clinker, l’exploitation de toute sorte de carrière, la recherche et l’exploitation de calcaire, la gestion, le transport et l’exportation de minerais dont le manganèse et le zinc, entre autres. Ses premiers administrateurs sont Coco Tapsoba, Inoussa Kanazoe lui même et Ahouefa Kpognon.

2,5 millions de tonnes par an

Selon le groupe Allemand Intercem en charge de la construction de l’usine de broyage de ciment, cette dernière dispose d’une capacité de production de 2,5 millions de tonnes par an. « La cérémonie d’ouverture aura lieu à bref délai et la production devrait commencer au premier trimestre 2021 », indique-t-elle.

La société qui obtenu en décembre dernier, le feu vert des autorités togolaises a déjà lancé en effet, les premières commandes d’équipements pour son implantation d’ici le premier trimestre 2021. « La commande comprend une station de déchargement de camions de 1000 tph, un entrepôt pour les additifs de 25 000 tph, une station de chargement de camions de 1000 tph, 2 x silos à clinker de 50.000 t, 4 x Rotopacker, 8 x stations de chargement de camions, 10 x balances pour camions et l’équipement de laboratoire correspondant », indique Intercem. « L’ensemble de l’équipement est fourni exclusivement par des fabricants européens de renom », précise le groupe allemand.

Positionnement

Avec son implantation, CimCo rejoint un marché togolais longtemps dominé par CimTogo, une société togolaise appartenant au groupe allemand HeidelbergCement, suivie de Wacem. Entre-temps, le groupe Dangote Industries Limited a signé lui aussi un accord pour la production de ciments dans une nouvelle cimenterie à capacité annuelle de 1,5 millions de tonnes.

Les travaux de construction de la firme nigériane devraient démarrer au 1er trimestre 2020, et sa mise en service est attendue avant la fin de l’année.

A Lomé, Aliko Dangote et Faure Gnassingbé parlent investissements

A Lomé, Aliko Dangote et Faure Gnassingbé parlent investissements

Le milliardaire nigérian Aliko Dangoté a échangé jeudi 12 mars avec le président Faure Gnassingbé à Lomé. Au menu des discussion, des approches d’investissement communs, entre autres.

Selon les déclarations du Nigérian qui indique avoir félicité Faure Gnassingbé pour sa réélection le 22 février 2020 à la tête du pays, les deux hommes ont abordé des sujets relatifs à l’intégration ouest-africaine. « Nous envisageons créer des emplois pour la jeunesse togolaise et comme vous le savez, nous sommes beaucoup spécialisés dans le commerce du ciment. Nous sommes en train de voir comment faire du Togo l’un des espoirs de l’Afrique de l’Ouest et pourquoi pas de l’Afrique en générale en matière des affaires », a-t-il déclaré

En rappel, l’homme d’affaire nigérian Dangoté a signé en novembre 2019, deux accords de partenariat avec le gouvernement togolais sur le secteur des mines. Le premier porte sur la production d’engrais phosphaté, lequel sera à destination de la région ouest africaine, alors que le second prévoit l’implantation d’une nouvelle cimenterie au Togo à partir du clinker togolais et nigérian.