Vers le remboursement partiel du capital et paiement d'intérêts de l'emprunt islamique

Vers le remboursement partiel du capital et paiement d'intérêts de l'emprunt islamique

Le Togo procède le 17 février prochain au remboursement partiel du capital et au paiement de la marge semestrielle de son emprunt obligataire islamique de 2016, selon une annonce de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Dénommé « Sukuk Etat du Togo 6,50 % 2016-2026 », l’emprunt obtenu entre juillet et août 2016 via un appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) portait sur un montant de 150 milliards de FCFA à travers 15 millions de titres d’une valeur nominale de 10 000 F CFA. Les obligations ont une maturité de dix ans, avec un taux d’intérêt annuel fixé à 6,5 %.

Les remboursements prévus le 17 février 2020 portent sur un montant d’au moins 15,5 milliards de F CFA sur un total de plus de 200 milliards selon les données de la note d’information du Fonds commun de titrisation de créances (FCTC).  Selon les informations, l’actif Sukuk avait consisté en l’usufruit d’un ensemble de12 biens immobiliers dont le site de la Foire Togo 2000, le siège de Togo télécom et l’immeuble OTR évalués respectivement à 72,493 milliards, 19,552 milliards et 13,739 milliards. Les sièges de la Loterie nationale togolaise et de l’Union togolaise de banque sont également concernés.

En rappel, l’opération avait été arrangée par la Société islamique pour le développement du secteur privé. Les co-chefs de file du syndicat de placement étaient la SGI Africaine Bourse (Attijariwafa Bank), BOA Capital Securities (BMCE Bank of Africa), Coris Bourse (Coris Bank International), Ecobank Development Corporation (ETI) et la Société de gestion et d’intermédiation du Togo (SGI Togo). FIN

 


Supplément : Le sukuk est un titre financier islamique, similaire à une obligation conventionnelle, respectant les préceptes religieux de la charia.

Etant donné que le système de versement d’intérêt d’une obligation traditionnelle est interdit, l’émetteur d’un sukuk vend le titre à un groupe d’investisseurs, qui le reloue à l’émetteur pour un loyer fixé à l’avance. L’émetteur s’engage également à racheter les obligations à une date précise et au prix d’émission.

Les sukuks doivent être en mesure de justifier que leur rendement provient bien directement de l’achat d’un actif, ou bien du retour sur investissement lié à l’achat d’un actif.

En effet, l’échange de créances sur les marchés étant interdit par la charia, on ne peut recourir au financement obligataire que pour des actifs clairement identifiables.

Source : café de la bourse


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