Bonne nouvelle pour les compagnies d’assurance

Bonne nouvelle pour les compagnies d’assurance

Réuni le 31 décembre 2020, le conseil des ministres de la CIMA (Conférence interafricaine des marchés d'assurance) a décidé de reporter le délai du passage du capital minimum des compagnies de 3 à 5 milliards de FCFA, seconde étape d’un règlement en date du 8 avril 2016. Un véritable ouf de soulagement pour les premiers acteurs du marché, surtout dans ce contexte marqué par la pandémie de Covid-19 qui a impacté le secteur.

Selon les informations, ce report est de trois ans pour les compagnies d’assurance non vie. Elles disposent donc jusqu’au 31 décembre 2024 pour se conformer aux directives. En ce qui concerne les d’assurance vie, « l’augmentation du capital à 5 milliards de FCFA été suspendue avec une réévaluation régulière », indique Financial Afrik qui donne l’information.

« C’est une grande victoire pour le président de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF), César Ekomie-Afene, dont le bureau avait saisi la commission des experts et les instances décisionnelles compétentes pour obtenir un tel report, vital compte tenu de l’impact de la pandémie Covid-19 sur l’activité », commente le journal spécialisé basé à Dakar.

Par ailleurs, il faut noter que le Conseil des ministres a octroyé un délai de deux ans aux compagnies d’assurance opérant au Tchad pour « finaliser la première phase de l’augmentation de capital. Cette mesure exceptionnelle à l’endroit des compagnies tchadiennes est assortie d’une surveillance permanente de la direction des assurances et de l’interdiction de distribuer des dividendes ».

« S’agissant du cas spécifique des compagnies qui n’ont pas encore bouclé le passage à la première phase, à savoir porter leur capital social de 1 à 3 milliards de FCFA, leur sort sera tranché prochainement par la Commission régionale du contrôle des compagnies d’assurances (CRCA), basée à Libreville. En outre, le conseil des ministres a discuté de l’agrément unique à finaliser dans la zone CIMA de façon à permettre l’avènement d’un marché compétitif entre les acteurs, garant de la qualité », renseigne Financial Afrik.


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