Le développement économique malgré le Covid-19 : Quelle Nation voulons-nous laisser à nos générations ? Quels rêves portons-nous pour notre jeunesse ?

Le développement économique malgré le Covid-19 : Quelle Nation voulons-nous laisser à nos générations ? Quels rêves portons-nous pour notre jeunesse ?

Koffi Wobubé Ahondo est Conférencier en Mind Education << Education au changement de mentalité >> et Expert en Sport et Développement. Il est Formateur en Gouvernance Partagée, et Spécialiste de jeunesse. E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Tel: (+228) 91 12 32 26


Nous avons la possibilité : soit de constater un recul dans l’économie du pays comme tout le monde le trouve d’office ; soit se réjouir d’une avancée en matière de développement économique si seulement nous changeons de point de vue. Quel choix font nos mandatés ? Quel choix faisons-nous,-nous même ? Comment nous préparons-nous au cas où cette situation perdurait ? Car jusqu’à preuve de contraire, rien n’assure que l’heure de la fin sonne pour cette pandémie. Les nations les plus sécurisées au monde sont toujours en alerte. N’est-il pas tant de réfléchir autrement ?

Si nous faisons les choses dans nos limites, avons-nous fait quelque chose ? Tout le monde peut faire pareil. Si nous n’arrivions à rien faire, ne pourraient-on pas dire qu’à quelque part, cette situation de COVID-19 vient à point nommé pour nous pousser à faire les choses au-delà de nos limites et à faire bouger les lignes ? Oui bien évidemment ! On pourrait alors commencer par dire « grâce à Corona virus ». Mais avons-nous appris à réagir ainsi ? Notre éducation nous arme-t-elle suffisamment pour de telles situations ? Sur la base de tels questionnements, nous avons l’opportunité de repenser les fondements de notre éducation à cette nouvelle ère.

Nous avons acquis autant de connaissances du système d’éducation classique. On a beau appris pendant des années, mais il faut se rendre à l’évidence qu’on ne saura qu’une infime partie des connaissances de ce monde. Et lorsque vous poserez la question à un multi-diplômé sur comment sortir de cette crise ou quelle stratégie pour le Corona virus, vous constaterez que nous sommes presque à la limite de notre éducation classique : (le Ministre Allemand des finances Thomas Schaefer qui s’est suicidé à cause de l’impact de cette crise financière qu’il a vu venir. Je considère sa décision comme une réelle perte pour l’économie mondiale. Si seulement je l’avais rencontré avant) 

Pendant longtemps, l’intérêt de l’éducation était concentré sur les techniques et sur les savoirs. Mais l’heure est venue pour une nouvelle forme d’éducation basée sur le développement du caractère humain, le réel développement du capital humain. En réalité, plusieurs sont ces jeunes qui s’en vont se coucher dans la souffrance et se réveillent dans le désespoir (voilà l’une des causes primordiales des problèmes sociaux qui mettent à mal les efforts de nos gouvernants tant sur plan économique que social). Cette situation n’est pas loin de celle du Ministre Allemand. Mais mon rêve, comme je l’ai aussi reçu de mon mentor, est que les jeunes aillent se coucher dans le bonheur  et se réveillent avec espoir.

La ligne de démarcation est tracée :

Avant la pandémie, vous écouterez partout les gens dire ‘ça ne va pas’ ‘ça ne suffit pas’…. Mais à l’arrivée de COVID-19, les bouches sont restées B et on regarde au ciel. Mais en attendant toute solution, l’instinct de survie prend les commandes et pousse les gens à avancer, à sortir.

Si nous avons de bonnes choses dans notre vie sans aucune difficulté, nous pouvons vivre sans réfléchir profondément. Quand on se souhaitait les vœux de nouvel an, qui aurait cru que quelque chose allait obliger les gens d’une maison à rester confinés ?

Toutefois, ce COVID-19 nous est tombé dessus comme dans une embuscade. Dans ce cas d’espèce, d’ où vient la force pour le vaincre ? Nous cherchons seulement à nous échapper de cette situation difficile le plus vite possible, (ce qui n’est pas évident puisque c’est la leçon que nous donne Corona virus) car nous ne connaissons pas comment s’en sortir. Et de fil en aiguille, nous trainons les maux. Cependant, il est facile de surmonter les difficultés en apprenant le monde du cœur et en apprenant à maitriser notre cœur. Il est donc important d’apprendre la maitrise de soi tout comme on apprend les mathématiques, l’économie, l’Anglais.

Sommes-nous les 1er responsables pour n’avoir pas enseigné ceci à notre jeunesse plus tôt ?

Jeunesse et dépravation des mœurs : des signes précurseurs de ce qui pourrait arriver

Tout porte à croire que c’est la pandémie qui a causé l’incident de sextape au niveau de la jeunesse. Cependant, quand on y réfléchit, n’est-ce pas la représentation d’une situation qui prévalait dans l’ombre ? Dans le monde professionnel, dans les relations familiales et sociales, ne constatons- nous pas des comportements à risque semblables ? Un accident grave ne vient pas du jour au lendemain ou à cause d’un quelconque virus. C’est l’accumulation de plusieurs petits autres accidents que nous négligeons ou bien qui passent sous silence. Plus le nombre d’incidents est élevé, plus la probabilité d’avoir un accident est élevée. Selon la pyramide des risques de Heimlich, pour qu’un accident grave arrive à la perte en 1 vie humaine, il y a eu au moins 330 comportements à risques, ensuite 300 accidents bénins, puis 29 dégâts matériels graves et enfin 1 décès. Dans le présent cas de sextape, quels accidents bénins attendons-nous encore ? Ou bien des dégâts matériels graves ? Nous n’avons pas besoin d’arriver à l’étape de « 1 perte en vie humaine ».

Mais quelle solution apporter ?

Oui, il faut trouver une solution mais laquelle ? Est-elle durable et efficace ? Est-ce d’elle avons-nous besoin ? Savez-vous pourquoi les anciens détenus retournent en prison ? C’est la confiance en soi. Ils se disent : c’est parce que on m’a vu à cause de cela j’ai été arrêté. La prochaine fois, je m’assurerais d’effacer les traces derrière moi et donc quand on ne trouvera plus de preuve, on ne pourra plus m’arrêter. Vous n’avez plus besoin de faire une étude sur la question car nous l’avons déjà fait. Le résultat est qu’ils sont encore attrapés et ils retournent en prison. Maintenant le temps varie selon chacun. Les envoyer en prison est une solution mais est-ce une solution durable ? Car cela ne les a pas empêché de penser au crime parfait.

Si votre arbre produit du citron alors que vous voulez des oranges, vous êtes libres de couper tous les citrons et les jeter. Et même couper les branches mais quand la saison des fruits arrivera, ne vous étonnez pas et ne dites pas que vous avez perdu vos ressources et forces consentis pour couper les fruits.

D’autres problèmes risquent de surgir encore si on y pense profondément et que le problème n’est pas traité à la source. Faites seulement un clin d’œil sur la consommation de CHICHA dans les bars et vous verrez qu’il y a bien plus que les sextapes. Selon l’OMS, elle est consommée par les jeunes de 15-20 ans. Et puisqu’ils ne peuvent pas se vanter de leur éducation, de leur but et objectifs de vie, de leur visions – choses qui manquent- les jeunes s’offrent ce vilain luxe de consommer du poison à retardement. Les études recensées démontrent que fumer la chicha accroit fortement les risques de cancers du poumon, des lèvres de la vessie et des voies aérodigestives supérieures (Institut National du Cancer- France). C’est pratiquement chose commune dans nos écoles et ce sont des écarts de comportements dans les rues, des résistances et des combats constants à la maison. Quelques fois, certains parents ne se doutent même pas que leurs enfants sur qui ils ont mis leur espoir est addicte à la drogue dissimulée dans des arômes.

La tâche devient encore lourde pour le Comité National Anti-Drogue (CNAD) et des acteurs de la société civile, chacun à son niveau de la chaine des problèmes. Ceci nous indique qu’il faut traiter le problème à la source. Pour ce faire, il faut connaitre le Monde du cœur et le fonctionnement du cœur de l’homme. Comment il évolue et comment peut-on le maitriser ?

Cet incident nous ouvre-t-il les yeux pour voir plus loin ?

Cela nous montre la fragilité du tissu social qui est entrain de régner dans les familles, dans les quartiers, dans les relations interpersonnelles. Ceci devient très grave car le relèvement du développement du Togo repose sur la Jeunesse. Mais en réalité, sur quelle qualité de jeunesse ? Ce n’est pas le temps de faire des discours, des conférences dans lesquelles la plupart des jeunes ne se retrouvent pas …. C’est le moment d’agir sur le cœur des jeunes. Il est temps de semer de l’espoir dans le cœur des jeunes. Il est temps d’installer une nouvelle mentalité dans la jeunesse Togolaise.

Ceci découle d’un problème : lequel ? Quel est le profil type du Togolais ? Vu de l’extérieur, qu’est-ce qui caractérise le Togolais ? Comment s’identifie la jeunesse Togolaise ? Le jeune Togolais même se voit comment ? Si vous allez au campus, que ce soit à Lomé ou à Kara et que vous demandez à un jeune ce qu’il veut devenir, …. Je vous préviens, préparez votre déjeuner et si possible votre diner. C’est pareil pour les plus jeunes du lycée ou du collège. Le jeune Togolais a perdu ses fondements : un homme  fort, vaillant, vertueux, paisible et joyeux. Le mieux qu’ils puissent vous dire c’est d’arriver à gagner la nationalité Américaine. Il y en a qui ont déjà oublié « Terre de nos aïeux ». Vous savez cela n’est-ce pas ? Mais pourquoi ça ? C’est parce qu’ils savent le pouvoir de la nationalité Américaine. Le rendez-vous c’est devant le service des passeports. Pour cela, on est prêt à tout abandonner pour partir. Par exemple, s’il y a un crash d’avion dans lequel il y a un Togolais et un Américain, on pense qu’on peut dédommager le Togolais à 1 million quand l’Américain serait à plusieurs millions. 

Et donc ceci nous pose le problème de capital humain au service du développement économique de ma très chère Nation.

Alors que de focaliser ce côté, si nous changeons de point de vue, nous pouvons voir beaucoup de choses pour lesquelles nous serons reconnaissant. Par exemple, dans cette situation de COVID-19, le Togo fait partie des 1er pays à envoyer des vols de rapatriement des concitoyens loin devant la Côte-d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Congo, le Burkina, le Bénin et cela a suscité la jalousie des citoyens de ces pays.

Je suis particulièrement reconnaissant pour cet effort louable de notre gouvernement. Le jeune ne peut arriver à ce changement que par la conduite d’un mentor qui lui donne une nouvelle éducation de caractère.

Le développement économique du Togo par le diamant du capital humain : le nouveau Togolais par le changement de mentalité

Les ressources humaines représentent la plus grande richesse dont dispose un pays. Et nous avons la population la plus jeune et donc une ressource très conséquente. Toutefois, si elles sont mal gérées par souci d’encadrement et d’éducation mentale, elles finissent par devenir la gangrène au socle des maux de la société. A peine trouverait-on 1.000.000 de jeunes ayant le BAC dans notre pays. Et donc ces diplômés ne sont en réalité pas à négliger.

Par ailleurs, les problèmes sociaux ont connu une recrudescence avec l’innovation dans la sphère des nouvelles technologies. Ces problèmes sociaux absorbent une grande partie du budget national s’il fait les résoudre ; des dépenses budgétaires qui peuvent être maitrisées à travers d’autres stratégies. Les relations interpersonnelles sont rompues et s’enracinent dans les préjugés.  De plus en plus de jeunes, par manque de repères, sombrent dans les addictions. Leurs agissements sont dictés de manières impulsives, car, sans réflexion profonde, ils sont à la merci de toutes les pensées qui surgissent dans leurs cœurs. Au vu de tout cela, il s’impose une autre forme d’éducation centrée sur le développement du caractère humain et l’intégrer dans les programmes de développement du pays.

Savez-vous ? L’Espagne a attaqué le Pérou car ils ont vu qu’ils s’amusaient avec l’or. Si on découvre le diamant caché au Togo, ce serait les autres qui vont vouloir devenir Togolais.

Le développement économique et social de notre pays le Togo fait référence d’abord au bien-être du citoyen et ensuite  à l’ensemble des mutations positives, techniques, démographiques, sociales, sanitaires que nous connaitrons. Nous avons la population la plus jeune et donc une réserve de ressources plus conséquente. Et comme le président Ghanéen l’a dit, nous devons réfléchir sur comment orienter notre système éducatif. Cette découverte ne se fait que par le renouvellement de la mentalité.

Ce changement de point de vue n’est possible que par l’éducation au changement de mentalité. Comment échapperons-nous aux problèmes mondiaux en négligeant ce précieux point d’ancrage pour le développement. Le fondement du développement économique c’est le changement de mentalité qui doit être enseigné désormais partout et dans chaque secteur de la société, dans chaque axe de développement de notre plan national. Si on veut laisser un pays debout et fier aux générations, il faut poser les fondements solides par l’éducation de la mentalité.

PND, le développement passe par la route. Mais pourquoi il y a tant d’accident sur nos routes ?

Le bilan de la sécurité routière au 1er semestre 2019 au Togo est de 3178 accidents pour 354 morts. Si la situation sur la sécurité routière devient plus inquiétante d’année en année, il faut qu’on trouve une solution durable car nous sommes en train de devenir les spectateurs de la destruction de notre génération future.

Si on fait un petit calcul, nous trouverons combien ces pertes en vies humaines coûtent à l’Etat. J’estime que l’Etat a dépensé sur chaque citoyen de sa naissance à son année de productivité. Si on considère le coût d’investissement dans un individu jusqu’au BAC et encore plus jusqu’à la Licence, cela représente une part importante du budget annuel : Par exemple s’il était né par césarienne, la prise en charge du kit de césarienne est prise en compte. Si on devrait dépenser minimum 80.000/mois pour 1 citoyen, cela fait 960.000/an pendant 25 ans cela donne 24.000.000F CFA. Si cette personne doit produire en moyenne 350.000F/mois au pays, par an, il apportera 4.200.000F CFA. Et sur 60ans, le Togo perd 252.000.000F ensuite pour les 354 morts, cela fait 89.208.000.000 F CFA.

Ceci peut paraitre insignifiant pour certains mais pour nous, c’est force majeur. Cela est évident, c’est pièce par pièce que nous bâtissons la cité.

Nous félicitons nos autorités qui ont discerné que c’est la prise de conscience qu’il faut. Mais pour rentrer dans les détails, cela n’est pas automatique. Lorsque le chauffeur voit un policier au feu rouge, il respecte le feu. Et après ? Il faut éduquer la population sur le changement de mentalité pour considérer autrui plus que soi.

Le Togo ! Centre de l’Afrique de l’ouest

Pour moi, le Togo est le centre de l’Afrique de l’Ouest. Le Togo est riche, nous pouvons créer, car nous connaissons le monde du cœur.

Nous pouvons bâtir des municipalités dynamiques dans toutes les villes du Pays. Nous pouvons être la référence des pays de Bien-être à côté des indices internationaux notamment : l’Indice de Développement Humain (IDH), l’Indicateur Sexospécifique de Développement Humain (ISDH)…


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