Togo

Cote d’ivoire : le premier ministre Amadou Gon Coulibaly est mort

Cote d’ivoire : le premier ministre Amadou Gon Coulibaly est mort

Le premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, par ailleurs candidat du parti au pouvoir à l’élection présidentielle du mois d’octobre prochain a rendu l’âme ce mercredi à Abidjan. Selon les informations, il aurait fait un malaise en conseil des ministres, avant d’être pris en charge par les services de santé et conduit dans une clinique privée dans la capitale ivoirienne pour des contrôles. Le candidat du RHDP venait de reprendre le travail cette semaine après deux mois de convalescence en France.

Covid-19 : un prêt de 88 millions d’euros de la BAD au Sénégal

Covid-19 : un prêt de 88 millions d’euros de la BAD au Sénégal

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le vendredi 29 mai, un prêt de 88 millions d’euros au Sénégal touché de plein fouet par la pandémie du nouveau coronavirus. Objectif, aider le pays ouest-africain à financer son Programme national de résilience économique et sociale.

Ce financement qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme de réponse rapide Covid-19 de la Banque permettra au Sénégal d’exécuter son Programme d'appui budgétaire d’urgence (PUARC) visant à faire face aux impacts sanitaires, sociaux et économiques de la crise. « L’opération visera des mesures de soutien apportant une aide aux ménages les plus vulnérables, tout en préservant les emplois et en permettant aux entreprises de reprendre rapidement », a indiqué l’Institution financière africaine dans un communiqué.

Elle servira également au renforcement du plan d'intervention d’urgence sanitaire grâce à un appui à la gestion des pathologies et à l’acquisition d’équipements de soins aux patients. Par ailleurs,  l'on évoque la construction de trois nouveaux centres de traitement des épidémies (CTE), la modernisation de sept autres centres, ainsi que l’amélioration des capacités des unités de soins intensifs.

En rappel, la Banque africaine de développement et le Sénégal ont une longue histoire de coopération, laquelle remonte à l'an 1972. Depuis, l'institution basée à Abidjan a financé 66 projets nationaux dans plusieurs secteurs avec un investissement total d'environ 1,1 milliard USD. Les projets d'infrastructure représentent 39,4 % de l'investissement de la Banque dans ce pays, contre 21,3 % dans le secteur social et 18,7 % dans les projets ruraux. 

Nigeria : premier cas confirmé de Coronavirus à Lagos

Nigeria : premier cas confirmé de Coronavirus à Lagos

Le ministère de la Santé du Nigéria a annoncé ce vendredi qu’un cas de contamination au coronavirus a été confirmé jeudi dans le pays.

Il s’agit, indique-t-on, d’un ressortissant italien travaillant au Nigeria et qui est revenu de Milan (Italie) le 25 février. Il s’agit du premier cas de malade du coronavirus en Afrique subsaharienne. Il avait été recensé en Egypte la semaine dernière, puis ce mardi en Algérie.

Selon le ministère de la Santé, « le patient est dans un état clinique stable et ne présente pas de symptômes inquiétants ». Il est hospitalisé à Lagos, précise-t-il

C’est le premier cas confirmé en Afrique subsaharienne. Deux autres cas avaient été recensés en Egypte le 14 février, puis en Algérie mardi dernier.

Première puissance économique d’Afrique et dans la sous-région, le Nigeria est un pays lié à la Chine dans le cadre des affaires.  Le pays qui représente à lui seul environ 66 % du PIB de la Cédéao et 55 % de sa population a enregistré un taux de croissance économique de 2,27% au terme de l'année 2019, selon les données publiées lundi 24 janvier par l'Agence nationale des statistiques (NBS).

La CEDEAO appelle à soutenir la candidature de Ngozi Okonjo-Iweala à l’OMC

La CEDEAO appelle à soutenir la candidature de Ngozi Okonjo-Iweala à l’OMC

La conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans une déclaration en date du 19 juin 2020, annonce son soutien à la candidature de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala (photo) au poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et a appelé les autres pays africains et non-africains à l’endosser.

Agée de 66 ans, celle qui a été nommée récemment par le président sud-africain Cyril Ramaphosa – avec trois autres – pour mobiliser la communauté internationale pour une aide économique à l’Afrique face aux conséquences du coronavirus sur le continent pourrait devenir la première africaine à prendre la tête de cette organisation depuis sa création en 1995. Administratrice de haut rang avec un parcours académique et professionnel exemplaire, Dr. Ngozi Okonjo-Iweala fut deux fois ministre des finances de son pays (de 2003-2006 et 2011-2015) et ministre des affaires étrangère en 2006.

Dans une note transmise le 4 juin 2020 à la mission nigériane auprès de l’Union africaine, le président Buhari demandait encore à ses diplomates d’œuvrer pour le soutien des États membres de l’organisation ainsi que des missions permanentes et des ambassades à Addis-Abeba, en faveur de cette candidature. Selon les informations, la première puissance économique d'Afrique avait déjà fait validée, et ce depuis 2019, une autre candidature, celle du Nigérian Yonov Frederick Agah, actuellement directeur général adjoint de l''OMC.

Premier ralentissement trimestriel du PIB nigérian depuis un an et demi

Premier ralentissement trimestriel du PIB nigérian depuis un an et demi

Selon le Bureau des statistiques du Nigéria, l’économie nationale a progressé de 1,87% au premier trimestre 2020 par rapport à l'année précédente.

C’est le taux de croissance trimestriel le plus bas enregistré depuis un an et demi. Ce ralentissement reflète « les premiers effets de la perturbation » de l'épidémie du nouveau coronavirus, selon le Bureau national des statistiques. Le choc a en effet provoqué, entre autres, la chute du prix du pétrole dont du Nigéria est premier producteur en Afrique. D’ailleurs, le secteur non pétrolier aussi a été touché, et n'a augmenté que de 1,55%, en baisse de 0,72% par rapport aux trois derniers mois de 2019.

Le Nigéria - qui ne s'est pas encore remis de la récession économique de 2016 et ses effets - s’attend cette année à une contraction de 8,9% dans le pire des cas. La plus grande économie de l'Afrique avait pourtant amorcé un léger redressement avec un taux de croissance de 2,27% au terme de l’année 2019, la plus forte croissance depuis la récession.

En rappel, le Fonds monétaire international (FMI) avait approuvé, fin avril, une aide d’urgence de 3,4 milliards de dollars au pays pour le soutenir à faire face aux « graves répercussions économiques » de la Covid-19, et à « la forte baisse des prix du pétrole ». L’impact économique à court terme de ce choc mondial « devrait être grave, alors que les risques à la baisse déjà élevés ont augmenté », avait souligné l’organisation dans un communiqué.

Adoption de l'Eco : les pays anglophones de la CEDEAO se feront (encore) entendre vendredi

Adoption de l'Eco : les pays anglophones de la CEDEAO se feront (encore) entendre vendredi

Le bras de fer entre le président nigérian Muhammadu Buhari et son homologue ivoirien Alassane Ouattara au sujet du processus d’adoption de la monnaie unique de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n’est pas sur le point de connaitre une apothéose.

En effet, Freetown (Sierra Leone) accueille le 14 février prochain, une réunion des ministres des Finances des pays de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) qui regroupe les pays anglophones de la CEDEAO et la Guinée, emmenés par le Nigéria. Cette rencontre devra sonner le glas de la polémique née de l’annonce faite le 21 décembre 2019 à Abidjan par le président ivoirien.

Le 16 janvier dernier à Abuja (Nigeria), ces ministres et banquiers centraux de leurs pays avaient clamé leur désaccord au sujet du processus d’adoption de l’Eco, monnaie unique de la CEDEAO, tel qu’amorcé par les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) conduits par Alassane Ouattara. Dénonçant une décision « unilatérale », qualifiée d’ «action» qui « n’est pas conforme aux décisions » de la CEDEAO en vue de « l’adoption de l’Eco comme nom de la monnaie unique », avant de recommander un sommet extraordinaire des chefs d’Etat pour « examiner en profondeur cette question et d’autres questions connexes ».

En réponse, le doyen d’âge des chefs d’Etat de l’UEMOA avait déclaré le 31 janvier à Abidjan que ce rejet est « une intoxication pure et simple ».

« La majorité des pays n’a pas été à cette réunion », a indiqué Alassane Ouattara face à la presse. « Ce n’était pas une réunion des chefs d’Etat, mais de ministres et gouverneurs (…) Ce que nous avons décidé au niveau des chefs d’Etat, notre volonté c’est de mettre l’éco en 2020 » sur la base de « conditions ».

La BAD va octroyer un prêt de 30 millions d’euros au Cabo Verde

La BAD va octroyer un prêt de 30 millions d’euros au Cabo Verde

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 26 mai 2020, un prêt de 30 millions d’euros au Cabo Verde pour l’aider à lutter contre la pandémie de Covid-19 et à limiter l’incidence de la crise sur son économie.

Cette enveloppe devra permettre à ce pays insulaire d’Afrique de l’Ouest de financer ses mesures d’action sanitaire et sociale, à soutenir sa stabilité au niveau macroéconomique et à aider le secteur privé. Elle devra permettre aussi de soutenir l’engagement pris par les autorités de faire passer d’ici la mi-juin, le nombre d’appareils respiratoires dans les chambres d’isolement de 20 à 86, et au total, de 35 à 130. A cela s’ajoute le programme d’extension du revenu social d’insertion qui sera introduit. Il permettra d’atteindre un total de 8 000 foyers vulnérables dirigés par des femmes, sur les quelque 9 000 foyers connaissant l’extrême pauvreté. Actuellement, 5 000 foyers reçoivent déjà cette aide.

En rappel, le Cabo Verde avait enregistré 390 infections, 155 guérisons et 4 décès liés à la pandémie à la date du 27 mai.

Covid-19 : après le Togo, la Côte d’Ivoire lance son programme de transferts monétaires pour soutenir les populations vulnérables

Covid-19 : après le Togo, la Côte d’Ivoire lance son programme de transferts monétaires pour soutenir les populations vulnérables

Le gouvernement ivoirien est entré dans la danse des mesures d’accompagnement aux populations touchées par la crise du Coronavirus. Deux semaines après le lancement du programme « NOVISSI » par le Président Faure Gnassingbé, son homologue Alassane Ouattara annonce 25 000 F CFA par mois et par ménage

« Le Togo a montré la voie », confie tout souriant Marcel M., jeune togolais  résidant à Abidjan depuis 7 ans. Car le 22 avril, le gouvernement a annoncé à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, un programme de transferts monétaires par mobile money à des ménages en situation de précarité. Un programme qui ressemble étrangement à celui lancé quelques semaines plus tôt par un « petit » pays de l’Afrique de l’ouest.

Le Togo a en effet lancé début avril le programme « NOVISSI » (entraide en langue locale), un programme de transferts monétaires visant à soutenir tout citoyen togolais éligible ayant perdu son revenu en raison de l’adoption des mesures de riposte contre le Coronavirus. Le programme vise à fournir aux personnes et familles les plus vulnérables, des soutiens financiers mensuels, tout au long de l’état d’urgence décrété par le Président Faure Gnassingbé pour enrayer la progression du COVID dans le pays.

Engouement

Deux semaines après son lancement, près de 500 000 personnes ont pu toucher la manne gouvernementale grâce à leurs téléphones portables. Si en Côte d’Ivoire les fonds profitent aux ménages qui reçoivent 25 000 par mois,  au Togo, la mesure est individuelle. Ainsi, les femmes perçoivent 12 250 FCFA contre 10 504 FCFA pour les hommes. Dans un foyer donc, toutes les personnes majeures éligibles peuvent toucher ces fonds. Ainsi, un ménage de deux adultes touche près de 23000 FCFA/mois soit 65% du smic du pays. Avec un adulte de plus, le ménage se retrouve très rapidement à 32000 FCFA soit 90% du smic avec moins de dépenses en eau et électricité qui sont pris en charge par le Gouvernement.

Le Togo a déjà distribué pour la première vague des paiements un peu moins de trois milliards de Francs CFA avec une part belle aux femmes puisque 300 000 d’entre elles ont touché la moitié des 12250 F CFA. Presque le double des hommes qui ne sont que 162 000 pour l’heure à avoir touché la manne gouvernementale. « Je reçois l’argent directement sans passer par mon mari, ce qui me permet de faire les courses pour la maison », témoigne Adjoua, revendeuse de farine de manioc au grand marché de Lomé.

Innovation

En Côte d’Ivoire, le Fonds de solidarité et de soutien humanitaire COVID-19 est estimé à 13,3 milliards FCFA. 117 198 ménages ont été ainsi identifiés pour en bénéficier. Comme au Togo, les opérateurs de téléphonie mobile se sont engagés à ne prélever aucun frais sur les fonds transférés aux bénéficiaires de ces programmes d’aide. Au Togo, ces derniers sont encouragés à privilégier également le paiement électronique pour dépenser l’aide gouvernementale. Une mesure nécessaire pour respecter les règles de distanciation sociale indispensables pour limiter la propagation de la pandémie. Outre cette aide, le Président Faure Gnassingbé a également annoncé une batterie de mesures dont la gratuité de la tranche sociale pour l’eau et l’électricité pour soulager les populations les plus exposées aux conséquences économiques et sociales du COVID-19. La programme « NOVISSI » qui est amélioré au fur et à mesure que les problèmes sont relevés par les bénéficiaires, devrait à terme permettre à un peu plus d’un million de personnes de tenir le coup en cette période difficile. D’autres pays africains devraient suivre rapidement l’exemple togolais.

BIDC : le Ghanéen George Agyekum Nana Donkor succède au Nigérian Bashir Mamman Ifo

BIDC : le Ghanéen George Agyekum Nana Donkor succède au Nigérian Bashir Mamman Ifo

Le Conseil des gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a nommé, le 13 janvier 2020, le Ghanéen George Agyekum Nana Donkor au poste de président de l’institution.

Intervenue lors de la neuvième session extraordinaire du Conseil constitué des ministres des finances et de la planification économique des quinze États membres de la CEDEAO, cette nomination, indique-t-on, prend effet à partir du 3 février 2020. Il succède au Nigérian Bashir Mamman Ifo, en fonction depuis huit ans.

Jusque-là Vice-président chargé des finances, de l’administration et des services institutionnels de la BIDC, George Agyekum Nana Donkor avait également occupé le poste de Chef de la Division juridique et celui de Responsable de la conformité au sein de la même Banque.

« Il dispose d’une expérience pratique en matière d’innovation, de conception organisationnelle, de développement et de perfectionnement », et «  a piloté et mis en œuvre plusieurs initiatives stratégiques au sein de la Banque », selon une annonce faite sur le site web de l’institution. L’on cite notamment l’ouverture du capital de la Banque aux membres non régionaux, la notation de la Banque par les agences de notation internationales, la première adoption des normes internationales d’information financière (IFRS), la valorisation des actions de la Banque et l’organisation du premier roadshow de la Banque sur les marchés financiers des États-Unis d’Amérique et du Royaume-Uni.